Queen Charlotte Track

Queen Charlotte Track jusqu’à Havelock

Du 15 au 18 janvier – 85 km

Je crie: “Trois dauphins !! Non quatre !!”

Tristan, deux minutes après, s’exclame: “Deux pingouins !!”

Comme deux enfants, on est collés à la rambarde du ferry, seule barrière qui nous sépare de l’eau bleu turquoise quelques mètres en dessous de nous. On scrute chaque ombre qui apparaît à la surface en espérant que ce soit l’un de ces fascinants animaux marins. On oublie presque de contempler les magnifiques collines qui nous entourent. Nous venons d’entrer dans le Queen Charlotte Sound et on s’apprête à marcher sur la piste Queen Charlotte. Le Capitaine Cook a découvert cette partie du pays le quinze janvier 1770. Par pur hasard, on pose pour la première fois nos chaussures de randonnée à Ship Cove le quinze janvier également, juste quelques années plus tard. Et on comprend assez vite pourquoi cet endroit a séduit les anglais. Les plages sont paradisiaques ! Nous avions prévu de marcher quinze kilomètres aujourd’hui mais quand on passe près d’un campement au bord de la mer de Tasman, après avoir parcouru quatre kilomètres sous un soleil de plomb, la tentation est trop grande. Les sacs se retrouvent au sol, les chaussures et les chaussettes prennent l’air et nous, on s’offre un moment de détente dans cette baie époustouflante. Nous savons que très rapidement, le Te Araroa va nous amener loin des côtes, au coeur de l’île du Sud et de ses montagnes. Nous voulons donc en profiter au maximum des plages tant que c’est possible.

Queen Charlotte Sound
Impossible de résister, c’est proche de cette crique qu’on passera la soirée et la nuit: School House Bay

Le sentier Queen Charlotte est très bien entretenu et ne représente aucune difficulté particulière. Ce nouveau départ est l’occasion de tester l’équipement acquis à Wellington: la tente Z-Pack qui est beaucoup plus légère (640 grammes au lieu des 2,4kg de la tente précédente), une popote en titane, pour Tristan, un nouveau sac et pour moi, des nouvelles chaussures et des nouveaux bâtons de marche. Nous faisons aussi la connaissance des Weka, des oiseaux protégés, très peu farouches, et voleurs. Ces volatiles, déguisés en kiwi pour séduire les touristes, ont la fâcheuse tendance à piquer tout ce qui est laissé sans surveillance. Ils ont même réussi à faire des trous dans la tente d’un couple d’anglais. Heureusement, nous avions été avertis et on garde un oeil sur eux dès qu’ils se manifestent. Si vous voulez en savoir plus sur cet animal, allez lire la partie “éthologie” dans Wikipedia, c’est intéressant. Une autre particularité de cette région est la quantité de cigales dans les forêts. Leur craquètement fait un bruit assourdissant par moment

La Z-Pack duplex
Un weka intéressé par l’objectif

Nous avons le plaisir de parcourir les premiers kilomètres sous un soleil radieux jusqu’à ce que cela se transforme en sorte de torture. Il fait chaud et on profite des magnifiques vues: des criques et une mer absolument splendide mais qui ne sont plus atteignables pour nous étant donné que nous avons pris de l’altitude. Transpirant, on regarde cette eau translucide avec envie avant de continuer notre marche.

On irait bien se rafraîchir…
Lever de soleil sur la baie de Many Coves

Le troisième jour, il semblerait que quelqu’un ait entendu nos plaintes en ce qui concerne la beauté des ces eaux inaccessibles et la chaleur car le temps change et un voile gris s’installe sur les paysages. Il restera présent lors de notre quatrième journée. Avec la pluie, le chant des cigales cesse. On marche désormais en évitant les flaques qui se sont formés sur le sentier. On arrive dans la petite ville d’Havelock le dix-huit janvier en milieu d’après-midi. Sous le soleil ou sous la pluie, ces quatre premiers jours dans l’île du sud ont été très agréables. La prochaine étape est le massif des Richmond.

3 pensées sur “Queen Charlotte Track

  • 19 janvier 2018 à 7 h 13 min
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    La 1ère photo me laisse sans voix ….

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    • 19 janvier 2018 à 7 h 54 min
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      Les couleurs étaient très belles !

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  • 19 janvier 2018 à 9 h 57 min
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    Merci Jennifer pour tes magnifiques photos : on s’y croirait presque !
    La chaleur n’est-elle pas un gros handicap pour la barbe de Tristan ?…
    Gros bisous.

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