De Te Anau à Riverton

De Te Anau à Riverton

Départ jeudi 15 – arrivée mercredi 21

168 km – 2975 km parcourus en 5 mois

Nous avons définitivement laissé les régions montagneuses derrière nous et nous sommes désormais dans la région appelée Southland. C’est dans cette partie que le Te Araroa s’achève. Comme nous le savions, nous avançons uniquement à travers des fermes et des forêts jusqu’à ce qu’on atteigne la côte sud à Colac Bay, avant de finir notre aventure à Bluff. Les forêts ressemblent de plus en plus à celles que nous avons découvertes dans l’île du nord : c’est à dire avec beaucoup, beaucoup de boue. Mais la Nouvelle-Zélande ne cesse de nous émerveiller. Le Te Araroa ne cesse de nous mettre à l’épreuve également. Ce n’est pas parce que nous sommes à 66 km de la ligne d’arrivée que le sentier devient une promenade de santé.

Récit de ces derniers jours en photo.

De retour dans les forêts boueuses. On ne sait jamais jusqu’où nos pieds ou nos jambes vont s’enfoncer.
C’est moi que tu prends en photo !?
Un autre fantail, très curieux. Il vient même se poser deux fois sur mon bâton de marche.
De temps en temps, on sort un peu de la forêt pour marcher au milieu des « tussocks ».
Les températures ont clairement chuté et le short n’est pas de sorti aujourd’hui. Le sentier est aussi très humide.
C’est la dernière fois que nous sommes au dessus de 1000 mètres sur le Te Araroa. Mais ça ne veut pas dire que le sentier devient plus facile pour autant.
Un sourire pour la photo mais mon regard est porté sur les nuages gris foncé devant moi.
Il va falloir se dépêcher à planter la tente avant la pluie. Avant d’atteindre ce sommet, on a droit à une petite averse de grêle.
On n’a pas eu de pluie finalement durant la nuit, mais au petit matin, la tente est couverte de givre. Sortir du sac de couchage est de plus en plus difficile.
Un kilomètre après s’être mis en marche malgré le froid, le Te Araroa nous fait traverser une rivière alors que l’herbe et les plantes sont encore gelées et que le soleil passe à peine au dessus des montagnes et qu’il n’a pas encore atteint la vallée où on marche. Cette randonnée est sans pitié.
Ouuuuuuf !!!!!
Nos pieds et nos mains vont enfin pouvoir se réchauffer.
Mais nouveau problème, le sac de Tristan casse… Il fait un noeud et c’est reparti. Rien ne nous empêchera de finir cette randonnée !
On traverse plusieurs très grosses exploitations agricoles et ici, c’est clairement nous les intrus. Certains fermiers savent bien nous le faire sentir mais heureusement d’autres sont vraiment accueillants.
Ici, les fermiers ont mis une hutte où les marcheurs peuvent venir passer la nuit. C’est 20 dollars par personne et avoir un toit pour dormir est très appréciable.
Les huttes permettent d’échanger avec d’autres randonneurs. On a passé plusieurs soirées avec Tuomas et Anna, deux finlandais. Ils ont tout plaqué pour élargir leurs horizons et cela fait deux ans et demi qu’ils voyagent.
Le soleil se lève, signal qu’on peut commencer notre journée.
Nous sommes toujours soit dans les forêts soit dans les pâturages.
Le lever du soleil est absolument fou ce matin.
Pendant 30 minutes, les couleurs ne cessent de changer.
Il semblerait qu’il y ait un immense incendie quelque part.
Il paraît que le sentier devient « ennuyeux » après Queenstown… On n’a pas dû marcher sur le même sentier. Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir ou contempler.
Et ça y est, on l’aperçoit, la côte sud… Bluff est désormais dans notre champ de vision.
Quelques galères sont toujours au rendez-vous pour nous rappeler que rien n’est gagné.
Martin’s Hut. Tuomas s’active pour faire un bon feu, pendant qu’Anna se demande : « allons-nous sortir vivants de cet enfer rempli de boue ? ».
Nouveau jour… Dernier jour dans la forêt sur le Te Araroa.
Mardi 20, nous sommes à moins de 7km de la côte sud. Il y a 5 mois, on était à l’autre bout du pays, au point le plus nord, le Cap Reinga. Moins de 89 km avant la ligne d’arrivée…
Est-ce que nous réalisons vraiment que nous marchons sur une plage de la côte sud ? Je ne sais pas.  Le beau temps n’est pas au rendez-vous mais l’émotion est bien réelle alors que nous n’avons même pas encore atteint Bluff.
Mercredi 21, nous passons une après-midi tranquille à Riverton. 66 km nous séparent de Bluff.

 

 

 

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